Bad Bunny au Super Bowl
Un show qui transforme la mi-temps en manifeste culturel !
Le 8 février 2026, devant plus de 130 millions de téléspectateurs, Bad Bunny a livré au Super Bowl LX bien plus qu’un simple spectacle de mi-temps. Il a offert une déclaration artistique, politique et identitaire, portée par une scénographie flamboyante, des invités de prestige et un sens aigu du symbole. Dans un climat américain tendu autour des questions migratoires et identitaires, l’artiste portoricain a transformé la scène du Levi’s Stadium en un espace de célébration, de résistance et d’amour.
Dès les premières secondes, Bad Bunny s’est présenté en espagnol — un geste simple, mais lourd de sens dans un pays où la langue est devenue un terrain de débat politique. Ce choix a immédiatement donné le ton : le show serait un hommage assumé à la culture latino, à Porto Rico et à toutes les identités qui composent l’Amérique contemporaine.
Un spectacle porté par des invités iconiques
La performance a été amplifiée par la présence de Lady Gaga et Ricky Martin, deux figures capables de dialoguer avec l’univers de Bad Bunny tout en élargissant sa portée. Ensemble, ils ont construit un moment musical hybride, mêlant pop mondiale, rythmes caribéens et énergie scénique brute. Le résultat : un show vibrant, chorégraphié avec précision, pensé comme une fête collective autant qu’un statement culturel.
Un mariage en direct : l’amour comme réponse politique
L’un des moments les plus marquants — et les plus inattendus — fut la célébration d’un véritable mariage sur scène. Bad Bunny, qui avait été vivement critiqué par Donald Trump pour ses prises de position, a choisi de répondre non pas par la confrontation, mais par un geste symbolique : unir un couple d’amis en mondovision, sous la bannière d’un message affiché sur les écrans géants : « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour. »
Ce moment, à la fois intime et spectaculaire, a cristallisé l’esprit du show : une célébration de la diversité, de la solidarité et de la joie comme force politique.
Un impact immédiat et massif
Le show a eu un effet fulgurant sur les plateformes musicales. Sur Apple Music, les écoutes de Bad Bunny ont été multipliées par sept dans les heures qui ont suivi, avec un regain d’intérêt pour des titres comme Tití Me Preguntó ou DtMF. La performance a également suscité un débat national, notamment après les critiques du gouvernement Trump, qui a même encouragé un spectacle alternatif avec Kid Rock. Mais loin d’être affaibli, Bad Bunny en est ressorti comme une figure culturelle incontournable, capable de fédérer bien au-delà de son public habituel.
Un tournant pour la représentation latino au Super Bowl
Plusieurs médias américains ont souligné que cette performance marquait un tournant pour la visibilité de la culture latino dans un événement historiquement dominé par la pop anglophone. En treize minutes, Bad Bunny a proposé une vision de l’Amérique plurielle, métissée, joyeuse et combative — une Amérique qui danse, qui revendique et qui s’affirme.

